La page que vous demandez est introuvable.

Les prévisions météo

Infos Afrique

actu

RDC : L'armée attaque les mutins sur deux nouveaux fronts.

Après avoir repris plusieurs localités samedi, l'armée congolaise a commencé à attaquer ce dimanche de nouvelles positions des mutins ex-rebelles dans la province instable du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, où les déplacés fuient toujours. Plus de 20 000 personnes ont fui les combats entre les forces gouvernementales et les troupes rebelles dans l'est du Congo ces derniers jours et ont trouvé abri près de Goma, la capitale provinciale, a indiqué le HCR vendredi. Parallèlement, uune moyenne de 1000 personnes qui traversent chaque jour la frontière vers le Rwanda au point de passage frontière de Goma-Gisenyi depuis ce week-end. Les nouveaux arrivants sont transférés vers un centre de transit à l'intérieur du Rwanda où ils reçoivent une assistance humanitaire. Selon le personnel du HCR sur le terrain, des personnes continuent d'arriver à Goma et ses environs depuis leurs villages d'origine dans les zones de Masisi et Walikale, mais l'afflux s'est un peu ralenti. Le personnel du HCR a enregistré 10 300 personnes dans un site spontané localisé à 25 kilomètres de Goma et à 9 000 à Mugunga III, l'une des 31 installations gérées par le HCR et accueillant des personnes déplacées internes au Nord-Kivu. Les personnes qui arrivent dans ces deux sites sont épuisées et affamées. Elles transportent des matelas et des seaux remplis d'articles essentiels. Des centaines de personnes dorment dans les locaux d'une école et d'une église dans le site spontané, alors qu'environ 1000 personnes se dirigent vers le Sud-Kivu.   Après de violents combats samedi dans le territoire de Rutshuru, frontalier de l'Ouganda et du Rwanda, l'armée a repris des positions telles que «la localité de Bugusa, la localité de Tchengerero et (la colline stratégique de) Mbuzi», a déclaré dimanche à l'AFP Célestin Sibomana, attaché de presse du gouvernorat du Nord-Kivu. Dimanche, les combats ont repris. «Aux heures matinales (...), les FARDC (Forces armées) ont pilonné et fragilisé plusieurs positions des insurgés sur les collines de Bukina, Mbuzi et Runyonyi», indique dans un communiqué l'avocat Omar Kavota, vice-président de la société civile du Nord-Kivu. «Plusieurs mutins tués» «Depuis 14h (12h GMT), Mbuzi, face à la frontière avec le Rwanda, et Chanzu, près de la frontière avec l'Ouganda, ont connu des affrontements et c'est là où jusqu'à présent il y a un front entre les FARDC et les mutins», a expliqué dans l'après-midi Célestin Sibomana. Plus tôt dans la journée, le porte-parole des mutins du Mouvement du 23 mars (M23), le lieutenant-colonel Vianney Kazarana, avait déclaré à l'AFP qu'ils «résistaient» aux assaults de l'armée «à 3km de Bunagana, dans la zone de Jomba», pour laquelle l'armée et les dissidents se sont violemment affrontés samedi. Des sources affirment que les FARDC gardent le contrôle Jomba, près du parc national des Virunga, où les dissidents sont confinés mais résistent depuis une dizaine de jours aux attaques répétées des loyalistes. Citant des sources proches de l'armée, la société civile rapporte «deux morts et quelques blessés» chez les loyalistes et «plusieurs mutins tués». Elle a pour sa part «enregistré 13 blessés FARDC», dont «4 blessés graves» ont été évacués par la Mission de l'ONU (Monusco) pour des «soins intensifs à Goma», la capitale du Nord-Kivu. Les combats ont provoqué à nouveau d'importants déplacements de population. «La plupart ont afflué à Rubare, d'autres à Rutshuru-Centre ou encore à Bunagana pour franchir carrément la frontière vers l'Ouganda», indique le communiqué de la société civile. «Quant aux déplacés internes, plusieurs ont submergé les familles d'accueil, les écoles ou les églises; nombreux passent encore la nuit à la belle étoile par manque d'abris», est-il ajouté. Plus de 8.200 personnes se sont réfugiées au Rwanda depuis le 27 avril, et plus de 30.000 en Ouganda en mai, selon des chiffres communiqués mercredi par le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Les membres du M23 sont issus de l'ancienne rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). I ls réfutent tout lien avec le général Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d'enfants soldats, et par Kinshasa pour sa «responsabilité» dans les récents combats au Nord-Kivu. Vendredi, le gouvernement congolais a indiqué que l'officier supérieur et ses hommes étaient «confinés» entre les collines de Runyonyi et Mbuzi avec le colonel Sultani «Makenga", leader du M23 et ex N.3 du CNDP.  

actu

Madagascar : Violente répression policière d'une manifestation.

La police malgache a violemment dispersé samedi à Antananarivo une manifestation non autorisée de plusieurs milliers de personnes organisée par la radio privée Free FM et procédé à des arrestations, a constaté une journaliste de l'AFP. Entre 3.000 et 5.000 personnes s'étaient rassemblées à l'appel de Free FM, principale radio d'opposition, dont deux animateurs avaient été placés 24 heures en garde à vue au début du mois et dont l'antenne, menacée de fermeture, a été rappelée à l'ordre par le régime de transition d'Andry Rajoelina. Les manifestations sont quasi journalières à Madagascar "Aujourd'hui, ce n'est que le commencement mais nous ne devons pas aller de force sur les lieux non autorisés", a lancé à la foule Fidèle Razarapiera, l'un des deux animateurs. Malgré cet appel au calme, les manifestants se sont rués vers un lieu de la capitale baptisé "place de la démocratie", dont l'accès était interdit. Les forces de l'ordre ont alors lancé plusieurs grenades lacrymogènes en direction de la foule et tiré en l'air à balles réelles. Plusieurs arrestations ont eu lieu, après que des manifestants ont incendié des biens publics sur la chaussée et érigé des petits barrages. Des cabines téléphoniques ont été cassées. "Je suis là parce que c'est la dictature, parce qu'on n'a plus de liberté d'expression, plus le droit de manifester", a déclaré un manifestant à l'AFP. Alors que la tension sociale est montée ces dernières semaines dans la Grande Ile, avec des grèves notamment des enseignants et de lycéens, c'est la quatrième et la plus importante manifestation en l'espace de trois semaines. Contrairement aux rassemblements précédents, cette manifestation n'était pas organisée par une mouvance d'opposition et elle a pris des allures d'émeute. Après la dispersion, les manifestants ont continué à défier les forces de l'ordre qui ont mis plusieurs heures à ramener le calme. Les partisans de l'ancien président Marc Ravalomanana, habitués des rassemblements étaient absents, et il n'y avait ni banderole ni slogan. Le 11 mai, la Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), qui joue les médiateurs à Madagascar, s'est inquiétée d'une détérioration du climat politique. La SADC a "lancé un appel aux dirigeants et aux participants de ces manifestations ainsi qu'à la société civile à être disciplinés et à s'abstenir de continuer sur la trajectoire actuelle" qui entraîne la "dégradation continue de la situation, déstabilisant le processus de la Feuille de Route". La "Feuille de route" est le document de sortie de crise signé par la quasi-totalité des entités politiques malgaches en septembre 2011. Il prévoit l'instauration d'un climat serein et apaisé, préalable à la tenue d'élections. Samedi, deux représentants de la SADC étaient dans la foule, alors que M. Rajoelina était en déplacement à New York où il s'est entretenu avec le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon vendredi. Free FM critique régulièrement le gouvernement de transition et dénonce certains agissements et pratiques illégales qu'elle impute aux autorités. Elle est dirigée par Lalatiana Rakotondrazafy, animatrice d'une émission devenue très populaire et ancienne proche de M. Rajoelina. Madagascar traverse une grave crise politique depuis fin décembre 2008 et le renversement de l'ancien président Marc Ravalomanana par M. Rajoelina, devenu en mars 2009 président non élu de la Transition.  

actu

La Chine délocalise en... Ethiopie !

Dans le ronronnement continu des machines, une centaine d'ouvriers éthiopiens découpent sans relâche du cuir, enfilent des lacets et collent des semelles, sous la supervision de contremaîtres chinois.Avec cette usine, des entrepreneurs chinois entendent bénéficier du faible coût de la main d'oeuvre africaine et de la matière première, le cuir, pour fabriquer des chaussures qui seront vendues en Europe et aux Etats-Unis. L'usine de Huajian est installée à Dukem, à 30 km au sud d'Addis Abeba, dans une zone industrielle en plein développement, la première construite en Ethiopie par des capitaux chinois. Après s'être concentrée sur la construction d'infrastructures et l'exploitation des matières premières, notamment le pétrole, en Afrique, la Chine commence à y chercher des coûts salariaux avantageux pour son industrie. Quant à l'Ethiopie, elle y gagne une diversification bienvenue pour son économie largement agricole.Un marché gagnant-gagnant, donc, selon Qian Guoqing, vice-directeur de la East Industry Zone: " les deux parties ont un engagement réciproque, elles disent  tu devrais avoir quelque chose, je devrais obtenir quelque chose ". Une fois achevée en 2014, pour un coût de 250 millions de dollars, la zone industrielle, dont la construction a commencé en 2009, doit regrouper plus de 80 usines et créer 20.000 emplois.Pour l'heure, elle compte plusieurs rangées de bâtiments de trois étages abritant six usines à capitaux chinois, dont, outre celle de Huajian, une chaîne de montage automobile et une fabrique de plastique. Huajian, un des plus importants fabricants chinois de chaussures, prévoit d'investir jusqu'à 2 milliards de dollars en Ethiopie pour fabriquer des souliers destinés à l'exportation vers l'Europe et l'Amérique du Nord. Afin d'attirer les investisseurs étrangers dans le cadre d'un "plan de croissance" destiné à faire de leur nation un pays à revenu intermédiaire d'ici 2025, les autorités éthiopiennes offrent quatre ans d'exonérations fiscales, des terrains bons marchés et l'électricité gratuite aux occupants de la zone industrielle.Main d'oeuvre peu chère Mais investir en Ethiopie "n'est pas une stratégie sans risque", prévient Stefan Dercon, économiste spécialisé dans le développement à l'Université britannique d'Oxford.L'Ethiopie va devoir maintenir des taux de croissance élevés afin de rembourser les investissements de départ. "Si cela ne fonctionne pas, les espoirs vont s'évanouir très rapidement, les deux ou trois prochaines années sont donc cruciales pour le processus dans son ensemble", selon lui. "Nous devons avancer rapidement, notre ennemi est la pauvreté", rétorque le ministre d'Etat éthiopien à l'Industrie, Tadesse Haile, "quiconque nous demande de ralentir accepte la pauvreté".Avec un PIB par habitant estimé à 325 dollars par l'ONU, l'Ethiopie figure toujours parmi les plus pays africains les plus pauvres, en dépit d'une croissance parmi les plus dymaniques du continent (+11% au cours de chacune des six dernières années selon la Banque mondiale). Les investissements étrangers "génèrent de la croissance, de l'emploi (...) cela nous permet aussi de fabriquer des produits pouvant être exportés, ce qui amène des devises et des transferts de technologie", soutient M. Tedesse. Mais de nombreux problèmes subsistent: réseaux de télécommunications déplorables, bureaucratie pesante et absence de port dans ce pays enclavé, sans accès à la mer.Paul Lu, directeur des ressources humaines de Huajian, recense, lui, les différences culturelles, la barrière de la langue et le manque de conscience professionnelle d'une bonne partie du personnel local. Mais ces obstacles sont compensés par l'abondance de matière première et de main d'oeuvre, peu chère alors que les salaires augmentent en Chine."Nous sommes venus fabriquer des chaussures et (...) l'Ethiopie produit beaucoup de cuir", poursuit-il devant l'entrée de l'usine où une vingtaine de personnes attendent pour un entretien d'embauche. Dans l'usine, Teju Edek, 22 ans, contrôleur qualité, payé 30 dollars par mois, se plaint que "le salaire est trop bas". Il dit travailler ici surtout pour "développer ses connaissances technologiques" et ajoute que, s'il pourrait gagner plus dans des usines éthiopiennes, il n'y apprendrait pas autant. Pour Tafere Getie, gestionnaire d'une des usines de la zone, le vrai bénéfice de ces investissements se verra à long terme: "J'espère que les Ethiopiens qui travaillent dans les usines étrangères aujourd'hui possèderont leur propre industrie d'ici 20 ans".  

actu

Mali : pseudo accord entre la junte et la CEDEAO.

Pour autant qu'on puisse les croire, les auteurs du coup d'Etat du 22 mars au Mali disent qu'ils  "adhèrent aux décisions" de l'organisation régionale Cédéao prévoyant que le président intérimaire Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, selon l'ex-junte militaire et la Cédéao. "Un accord de principe a été trouvé" avec la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest", a déclaré à la télévision publique malienne le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, après avoir rencontré des ministres ouest-africains dépêchés à Bamako pour la médiation. "On continuera (les discussions) dans les heures qui suivent", a-t-il ajouté ( sic ). Bassolé et Sanogo Une source militaire dans l'entourage du capitaine Sanogo a affirmé à l'AFP que l'ex-junte "adhère aux décisions de la Cédéao" concernant la transition au Mali. De ce fait, Dioncounda Traoré, qui a prêté serment le 12 avril comme chef de l'Etat par intérim pour, selon la Constitution, une période de 40 jours (soit jusqu'au 22 mai), "va rester au pouvoir pour diriger la transition" et "les discussions vont se poursuivre concernant les mesures d'accompagnement", a dit cette source militaire sous couvert d'anonymat. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, un des trois médiateurs de la Cédéao dépêchés samedi à Bamako, a confirmé cette "adhésion" des putschistes à l'issue de leurs premiers pourparlers. "Le capitaine Sanogo et les membres du CNRDRE (ex-junte) adhèrent aux dispositions que les chefs d'Etat de la Cédéao ont prises pour accompagner le processus de transition. (...) Les discussions se sont bien passées. Nous continuerons à nous consulter, mais d'ores et déjà, je peux vous dire que nous sommes parvenus à une convergence de vues", a affirmé M. Bassolé. "Nous avons un certains nombre (de mesures) d'accompagnement à mettre au point et nous resterons à Bamako le temps nécessaire", a poursuivi le ministre burkinabè. Evidemment on souhaite bonne chance au processus de paix civile mais, pourquoi le cacher, ni la CEDEAO ni les putschistes ne semblent vraiment des partenaires fiables pour rétablir l'Etat de droit. pourvu qu'ils nous surprenent en bien ...  

pub